48 crédits ECTS : ce chiffre sonne comme un couperet pour des milliers d’étudiants chaque année. Impossible d’y échapper lorsqu’on vise la première année du parcours d’accès spécifique santé (PASS) en France. Pour valider son année, franchir ce seuil est impératif. Pas de passe-droit, pas de traitement particulier,quelle que soit la diversité des profils, la règle ne fléchit pas. La suite du parcours, qu’il s’agisse de poursuivre en santé ou de bifurquer vers une autre licence, dépend de cette étape.
Dans un tout autre registre, l’électroconvulsivothérapie (ECT) garde une place à part dans la psychiatrie française. Malgré les discussions qu’elle suscite, elle reste prescrite dans des situations bien précises. Les indications, les bénéfices et les modalités sont encadrés avec rigueur, autant par la loi que par la profession médicale.
Le PASS en France : à qui s’adresse ce parcours et pourquoi il compte
En France, le parcours d’accès spécifique santé (PASS) cible les nouveaux bacheliers décidés à mettre le cap sur les métiers de la santé : médecine, pharmacie, odontologie. Remplaçant la PACES, le PASS répond à une double ambition : élargir l’accès aux études médicales tout en proposant une sortie vers d’autres licences universitaires si besoin. Un modèle pensé pour briser l’entre-soi et ouvrir la porte à des profils plus variés.
Concrètement, le PASS impose un rythme soutenu. Cours magistraux, travaux dirigés, épreuves régulières : l’année ne laisse que peu de place à l’improvisation. Pour décrocher une place en deuxième année, il faut afficher au moins 48 crédits ECTS au compteur. Ce seuil fixe la barre : il s’agit d’attester un socle de connaissances suffisamment solide pour encaisser la suite du cursus médical.
Ce parcours attire avant tout des étudiants préparés et motivés, souvent imprégnés des réalités de l’enseignement supérieur dès la terminale. Mais la palette s’élargit : certains venus de filières moins attendues choisissent aussi le PASS, guidés par l’opportunité de rebondir vers une licence générale (biologie, droit, sciences humaines…) si la voie santé leur échappe. Cette diversité enrichit le vivier, mais le filtre reste impitoyable : sans les 48 ECTS, la poursuite en santé s’arrête là, sans exception.
L’année PASS ne se limite pas à l’accumulation de connaissances. Elle intègre des modules d’ouverture, aiguise l’esprit critique, prépare aux réalités universitaires et à la mobilité. Le processus de validation dépasse la simple note : il invite chaque étudiant à s’interroger sur ses choix, ses capacités à s’adapter, et le sens qu’il veut donner à son parcours dans l’université française.
Crédits ECTS : mode d’emploi et rôle clé dans les études supérieures
Les crédits ECTS (European Credit Transfer and Accumulation System) forment la colonne vertébrale de l’enseignement supérieur en Europe. Ce système, adopté par les universités, écoles d’ingénieurs et établissements de l’Union européenne, harmonise la reconnaissance des acquis. Un crédit ECTS équivaut à la charge de travail réelle : cours, TD, projets, stages… En France, une année universitaire standard correspond à 60 ECTS.
Ce dispositif facilite la mobilité étudiante. Valider un semestre à Lyon, Barcelone ou Prague, c’est pouvoir poursuivre ailleurs en toute logique : les acquis sont reconnus, le parcours reste lisible. Les crédits balisent l’accès aux diplômes : 180 ECTS pour une licence, 300 pour un master ou un cycle ingénieur. Cette granularité permet de comparer les cursus et d’ouvrir la voie à l’emploi dans toute l’Europe.
Voici comment les crédits ECTS se répartissent selon les principaux diplômes universitaires :
- Licence : 180 ECTS, soit trois ans d’études.
- Master : 120 ECTS, deux ans après la licence.
- Écoles d’ingénieurs : 300 ECTS pour le cursus complet.
Les ECTS jouent aussi un rôle lors d’une reprise d’études ou d’un séjour à l’étranger. Ils assurent la reconnaissance des compétences acquises, qu’on reste en France ou qu’on parte ailleurs. Cette souplesse permet de construire des parcours à la carte, adaptés aux projets individuels et au rythme de chacun.
48 ECTS : décryptage d’un seuil clé dans l’université française
Le terme 48 ECTS n’est pas un simple jargon administratif. Dans les échanges universitaires, cette référence surgit régulièrement, en particulier lors de bilans de parcours en licence.
Concrètement, « avoir 48 ECTS » signifie avoir validé 48 crédits sur les 60 nécessaires pour clore une année universitaire. Derrière cette précision technique, c’est tout l’avenir académique qui s’organise. Les universités s’appuient sur ce seuil pour décider du passage en année supérieure ou du redoublement. Un étudiant qui n’atteint pas les 48 ECTS doit souvent reprendre certains modules, voire considérer une réorientation.
Ce repère structure l’ensemble du paysage universitaire français. Les étapes de validation, la progression d’année en année, tout s’articule autour de ce chiffre. Pour les étudiants, l’annonce des résultats prend alors une dimension particulière : franchir la barre des 48 ECTS rime avec perspectives nouvelles, alors qu’un score plus faible oblige à repenser son projet.
L’électroconvulsivothérapie : indications, déroulement et effets en pratique
L’électroconvulsivothérapie (ECT) a longtemps été entourée de préjugés. Aujourd’hui, elle s’impose dans le traitement des formes les plus sévères de dépression, notamment lorsque les médicaments restent sans effet. Les recommandations officielles (Anaes) la préconisent aussi pour les syndromes catatoniques et certaines schizophrénies résistantes. Le geste est précis : sous anesthésie générale, avec une relaxation musculaire et une surveillance en continu, le patient reçoit une stimulation contrôlée, dans un cadre médical strict, souvent au bloc opératoire.
Le protocole exige une surveillance électroencéphalographique et le recueil du consentement éclairé. L’équipe réunit psychiatres, anesthésistes et infirmiers. Plusieurs séances, généralement espacées de deux à trois jours, composent un cycle de traitement. Les premiers signes d’amélioration clinique peuvent apparaître rapidement : regain de l’humeur, levée de l’inhibition, diminution du risque suicidaire.
Sur le plan biologique, l’ECT stimule la plasticité cérébrale, favorise la neurogenèse et agit sur les neuromédiateurs. Les recherches menées à l’Institut des neurosciences de Grenoble, sous la houlette d’Annie Andrieux, montrent la formation de nouveaux neurones dans l’hippocampe sur modèle animal. Après traitement, les taux de BDNF (Brain-Derived Neurotrophic Factor) augmentent sensiblement.
Cette technique, toutefois, peut entraîner des effets secondaires : troubles mnésiques transitoires, amnésie rétrograde ou antérograde, habituellement réversibles. L’anesthésie générale reste la principale contre-indication, hors cas exceptionnels. Face aux appréhensions persistantes, les soignants insistent sur l’accompagnement et l’information. L’ECT n’efface pas toutes les résistances, mais redonne parfois une chance là où les autres traitements ont échoué.
Au bout du compte, 48 ECTS ou ECT : deux acronymes qui, chacun à leur manière, dessinent des frontières. L’un fixe le tempo de la progression universitaire ; l’autre offre un espoir dans la pratique médicale. Deux seuils, deux univers : à franchir, à comprendre, à questionner.


