Le quotidien dans une école de design graphique raconté par les étudiants

À BRASSART, la scène se renouvelle chaque année : les cursus bilingues séduisent, attirant des étudiants venus de tous horizons. Le design graphique et l’audiovisuel prennent ici une forme concrète, rythmée par des workshops, des projets qui font sens, des événements professionnels où chaque rencontre compte.

Certains choisissent de vivre une partie de leur parcours en anglais. Cette décision implique une organisation précise : cours adaptés, évaluations spécifiques. Les témoignages glanés en fin de module témoignent d’une mosaïque de profils et d’un éventail de compétences enrichi par la diversité des expériences.

À quoi ressemble vraiment une journée à BRASSART ?

Dans l’atelier commun, la journée s’amorce. Lucas Bordas, concentré sur ses missions de graphiste freelance, une activité qu’il pratique depuis 2019,, croise déjà les regards d’autres étudiants. Ici, les idées circulent, les esquisses changent de mains, les projets se débattent à voix basse ou haute. Manifa Ndiaye, enseignante référente, lance les premiers briefings. Sa ligne directrice : ne jamais dissocier rigueur professionnelle et créativité collective. L’exigence n’exclut pas l’émulation ; elle la nourrit.

Les matinées s’enchaînent autour d’ateliers ciblés : identité visuelle, direction artistique, motion design, typographie. Les étudiants insistent sur la richesse des échanges, la nécessité de défendre leurs choix, de justifier chaque trait, chaque couleur. L’après-midi, on passe à la pratique en équipe. Lucas Bordas, par exemple, s’est illustré lors de l’édition 2023 de l’annuaire APACOM : sa proposition audacieuse, née d’une veille graphique constante, a fait la différence.

Mais la vie à BRASSART ne s’arrête pas à la porte des salles de cours. L’association étudiante bat son plein, notamment lors de la Nuit de la Com’, organisée par l’APACOM : un rendez-vous qui tisse des ponts solides avec le monde professionnel local. Les mentors du secteur accompagnent les étudiants, offrant bien plus qu’une simple expertise technique. Pour tout savoir sur l’école de design graphique, les élèves recommandent de regarder du côté de la pluralité des profils. Certains, comme Mariana Borovets, Max Ginet ou Sofiia Maksymych, marient cinéma, luxe et polar dans des créations de couvertures originales ; d’autres préfèrent défricher les codes du rétro-futurisme ou revisiter l’art maghrébin.

Chaque journée s’écrit entre ateliers, expérimentations et rencontres. Un quotidien exigeant, mais constamment nourri par le désir d’apprendre et d’inventer. Ici, le design graphique en France prend des couleurs multiples, à la fois exigeantes et stimulantes.

Des parcours bilingues en design graphique et audiovisuel : immersion au cœur des cursus

À BRASSART, les profils se façonnent pour naviguer avec aisance entre design graphique et création audiovisuelle, souvent en jonglant entre plusieurs langues. Cet angle pédagogique colle à la réalité du secteur : les studios recherchent des créatifs capables d’échanger à l’international, d’adapter leurs idées à des contextes pluriels. Lucas Bordas, après un DUT Métiers du Multimédia et de l’Internet, a poursuivi vers un bachelor en design graphique. Il revient sur la force de ces compétences croisées, l’utilité de la veille permanente sur les tendances mondiales, et l’expérience de défendre ses projets devant des jurys bilingues.

La construction des enseignements se fait par modules complémentaires : direction artistique, photographie, motion design, mais aussi analyse critique d’œuvres et sémiologie de l’image. Les étudiants alternent productions en français et en anglais, apprennent à présenter leur portfolio aussi bien à l’oral qu’à l’écrit, s’exercent à composer moodboards ou storyboards sur des briefs inspirés du monde des agences internationales. Autant de pratiques qui ouvrent la voie à des métiers variés, du directeur artistique au designer multimédia.

Voici quelques exemples concrets de cette pédagogie en mouvement :

  • Réalisation de vidéos en anglais destinées à des plateformes internationales
  • Workshops menés en bilingue avec des intervenants venus de l’étranger
  • Présentation et défense de projets face à des jurys aux compétences croisées

Cette approche transversale permet à chacun d’affiner son projet professionnel et de viser juste sur le marché. Certains rêvent de direction artistique, d’autres de scénographie, d’édition ou de production audiovisuelle. La formation s’adapte à chaque ambition, chaque rythme, sans modèle unique imposé.

Jeune femme dessinant sur une tablette dans un espace moderne

Récits d’étudiants et projets marquants : quand la créativité prend vie lors des workshops et événements

Au fil des semaines, chacun s’approprie le tempo de l’école de design graphique. Les workshops deviennent de véritables laboratoires : créativité, esprit d’équipe, exploration de territoires visuels inédits. Encadrés par des professionnels, les étudiants s’essaient à des projets collectifs ambitieux portés par la diversité des parcours.

Lucas Bordas, graphiste freelance depuis 2019, a décroché la réalisation graphique de l’annuaire APACOM 2023. Son credo, transmis aux plus jeunes, résonne dans les couloirs : « Les seules limites à la créativité sont celles que l’on se fixe ». Mariana Borovets, Max Ginet et Sofiia Maksymych, quant à eux, ont signé une couverture de magazine qui mêle cinéma, luxe et crime, avec l’inspiration de Charles Peterson et Kourtney Roy en filigrane. Chaque workshop devient alors un terrain d’expérimentation à part entière : photographie, motion design, édition, tout est prétexte à explorer.

Le magazine Dazed infuse son influence dans plusieurs créations. Nathan Flechon, Dimitri Poumey, Marion Djaouat et Valérie Palue ont conçu un magazine à l’esthétique rétro-futuriste et cyberpunk. D’autres groupes, comme ceux de Kahina Chaib, Léa Ebba, Lili-Rose Faille et Margaux Saulnier, explorent les passerelles entre art traditionnel maghrébin et design contemporain.

Voici ce qui caractérise ces projets collectifs :

  • Travail d’équipe
  • Recherche iconographique approfondie
  • Affirmation de la sensibilité artistique personnelle

Chaque réalisation pousse à réfléchir : sur la place de l’image, le métier, la communication. Jour après jour, la créativité quitte la théorie pour s’incarner, prendre forme, et parfois surprendre ceux qui la font naître.

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