Séquence arithmétique : 3,6,9,12,15 – terme général facile à trouver

Multiplier un entier par trois ne produit pas qu’une simple liste de chiffres : 3, 6, 9, 12, 15. Ici, chaque nombre s’éloigne du précédent avec la même régularité, dessinant une progression limpide. Cette mécanique répétée ouvre la voie à une certitude : il devient possible de prévoir d’un trait le prochain terme, ou même le centième, grâce à une formule qui ne trompe pas.

En classe, certains finissent par confondre ce type de suite avec d’autres familles de nombres, pensant parfois que la logique change à chaque étape. Pourtant, une règle simple permet de la différencier sans erreur et de calculer en confiance, même quand l’énoncé pousse vers des rangs élevés.

À quoi reconnaît-on une suite arithmétique ?

Reconnaître une suite arithmétique ne repose pas sur un simple pressentiment. Il s’agit d’une séquence obéissant à une règle claire : pour passer d’un terme à l’autre, on ajoute toujours la même valeur, appelée raison (r). Regardez la série 3, 6, 9, 12, 15 : à chaque fois, on progresse de 3. Cette constance n’est pas un hasard, elle signe la discipline de la progression.

Ce n’est pas le cas de la suite géométrique, qui multiplie au lieu d’additionner. Résultat : le rythme change, la courbe aussi. Une suite arithmétique s’étire sur une droite si on la place sur un graphique : chaque point (n, uₙ) suit l’alignement d’une fonction linéaire. La géométrique, elle, trace une courbe.

Le signe de la raison influe sur la direction de la suite. Raison positive : chaque terme grimpe, la suite grandit. Raison négative : tout descend. Si la raison tombe à zéro, la suite reste figée. Cette notion de raison oriente également le destin de la progression : elle s’envole vers l’infini quand r > 0, s’effondre si r < 0, ou stagne à la valeur initiale si r = 0.

Type Définition Raison
Suite arithmétique Ajout d’une constante à chaque étape Additive (r)
Suite géométrique Multiplication par une constante à chaque étape Multiplicative (q)

La différence entre deux termes consécutifs ne varie jamais dans une suite arithmétique. Cette propriété simplifie la prédiction et la création de formules générales, indispensables pour aborder les séries numériques avec méthode.

Le terme général expliqué simplement : formules et astuces à retenir

Savoir utiliser la formule du terme général d’une suite arithmétique, c’est gagner en efficacité. Pour une suite dont le premier terme est u₀ et la raison r, la formule est la suivante : uₙ = u₀ + n × r. Rien de complexe : chaque terme se déduit instantanément, sans additionner la raison à chaque étape.

Parfois, le premier terme connu est u₁ (noté avec l’indice 1) : dans ce cas, il faut ajuster la formule à uₙ = u₁ + (n – 1) × r. Distinguer ces deux cas évite bien des pièges. Maîtriser cette expression permet d’aller plus loin : analyser comment la suite évolue, calculer la limite, ou encore additionner les premiers termes avec précision.

Voici les différents comportements possibles selon la valeur de la raison :

  • Si la raison est positive : la suite grimpe à chaque pas.
  • Si la raison est négative : la progression se fait en sens inverse.
  • Si la raison est nulle : la série reste immobile, tous les termes sont égaux.

Pour additionner les n premiers termes, appliquez la formule suivante : Sₙ = (n + 1) × (u₀ + uₙ) / 2 (si u₀ est le premier terme). Ce calcul, souvent utilisé, permet d’analyser la somme d’une séquence complète sans effort. Ces formules font de la suite arithmétique un terrain d’expérimentation, idéal pour apprendre à raisonner et anticiper.

Exemples concrets : la suite 3, 6, 9, 12, 15 sous toutes les coutures

La progression 3, 6, 9, 12, 15 incarne la suite arithmétique dans sa forme la plus pure. On part de 3, on ajoute 3 à chaque fois : la raison est 3. Cette régularité rend la série prévisible et facile à manipuler. Le premier terme, u₀, est 3 ; la raison, 3 également.

Le terme général s’écrit alors : uₙ = 3 + 3n. Impossible de se tromper sur le calcul : par exemple, pour trouver le cinquième terme, il suffit de remplacer n par 4 : u₄ = 3 + 3×4 = 15. Programmer cette suite en Python devient un jeu d’enfant : une simple boucle suffit pour générer la série et vérifier que chaque différence reste constante.

Voici ce qu’on observe en étudiant cette séquence :

  • Variation : Avec une raison positive, la suite grimpe ligne après ligne.
  • Limite : À mesure que n augmente, la séquence s’étire sans fin.
  • Représentation graphique : Les points (n, uₙ) forment à chaque fois une droite, preuve visuelle de la régularité.

Pour la somme des cinq premiers termes, on applique la formule : S₄ = (5) × (3 + 15) / 2 = 45. Un résultat qui prouve la fiabilité des outils arithmétiques. L’opposition avec la suite géométrique devient évidente : ici, tout repose sur l’addition, non la multiplication. Cette simplicité rend la suite arithmétique propice à la modélisation et à l’anticipation.

Jeune femme traçant une ligne numérique en classe

Des exercices pour s’entraîner et progresser en autonomie

Les suites arithmétiques, comme la série 3, 6, 9, 12, 15, offrent un terrain d’entraînement varié pour comprendre et manipuler la notion de raison arithmétique. La fiche méthode guide les étapes : identifier le premier terme, calculer la raison, appliquer la formule du terme général. Les enseignants proposent d’abord des exercices courts, puis des problèmes ouverts, pour montrer la diversité des situations rencontrées à l’écrit.

Quelques exemples d’exercices à maîtriser :

  • Déterminer la raison à partir d’une suite donnée.
  • Écrire l’expression du terme général pour tout n.
  • Calculer la somme des premiers termes grâce aux formules.

La progression passe par des exercices corrigés : chaque étape doit être justifiée, qu’il s’agisse de calculer la différence entre deux termes ou de bien repérer le sens de variation. Il faut rester attentif aux erreurs classiques : prendre une suite multiplicative pour additive, oublier le premier terme, ou négliger la notation de la raison.

Pour renforcer ses acquis, il est utile d’alterner entre exercices standards et problèmes plus inattendus. S’interroger sur la fonction linéaire qui structure la représentation graphique permet aussi d’aller plus loin. Lors d’une évaluation, ce n’est pas seulement le résultat qui compte : la méthode et le raisonnement priment. Multiplier les exercices variés, accompagnés de corrections détaillées, aide à solidifier ses bases et à repérer les pièges avant qu’ils ne se referment.

À force de calculs et de vérifications, la suite arithmétique ne réserve plus de surprise : elle devient une alliée fiable pour anticiper, démontrer, et construire des raisonnements solides jusqu’aux confins de la logique mathématique.

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